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Oradour-sur-Glane est le nom d’une petite ville du Limousin, à 22 kilomètres au nord-ouest de Limoges, où une unité de la Waffen SS massacra, le 10 juin 1944, quatre jours après le débarquement américain en Normandie, 642 hommes, femmes et enfants.

Le 28 Avril dernier, ce sont 90 apprentis qui ont arpenté les rues du village dans le respect, le silence et le recueillement qu’impose ce lieu théâtre de la barbarie nazie.

 

Un cours d’histoire grandeur nature

Ils ont pu découvrir toute la matinée notamment, les ruines de l'église, dans laquelle 247 femmes et 206 enfants périrent fusillés ou brulés vifs comme en témoigne la charpente effondrée, la cloche fondue à cause de l’incendie, ainsi que les impacts de balles dans l'autel et les murs de l'édifice. Une seule femme a pu s'échapper de cet enfer en sautant par le vitrail central de l'église.

Cette visite s'est prolongée par un moment de recueillement dans le  cimetière et devant l'ossuaire du village.

L'après-midi fut consacré à la visite du musée-mémorial ; les jeunes ont pu découvrir dans les différentes salles les causes de cette barbarie. Un film dévoilant la chronologie du massacre a été projeté. La voix de Madame Rouffanche seule rescapée de l'église apportait une tonalité encore plus dramatique au massacre.

L’horreur du massacre

La troupe Waffen SS est arrivée devant le bourg qu’elle a encerclé. Elle a ensuite rassemblé la population. Elle a séparé les hommes, des femmes et des enfants. Elle a exécuté les hommes dans des locaux repérés. Elle a tué au hasard des rues et des maisons pour qu’il n’y ait pas de témoin. Elle a pillé puis elle a incendié. Elle a massacré femmes et enfants dans l’église qu’elle a tenté de détruire avec des explosifs.

Puis elle a procédé systématiquement à l’élimination des cadavres par le feu et la fosse commune pour empêcher leur identification.

Elle a accru ainsi la terreur par l’impossibilité de reconnaître les morts, tout en laissant en évidence les traces du massacre.

Devoir de mémoire

Les jeunes ont eu l’aubaine de parcourir un lieu témoin, une preuve matérielle des massacres qui se sont déroulés pendant la guerre. Gageons que cette leçon d'histoire grandeur nature restera gravée dans la mémoire des jeunes et que la citation de l’écrivain-philosophe George Santayana sera méditée par les futures générations : « Ceux qui ne peuvent se souvenir de leur passé  sont condamnés à le répéter »…

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